VI.1. - Quelques mécanismes du phénomène d’eutrophisation
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On distingue les phénomènes suivants :
– Présence dans l’eau d’excès d’éléments nutritifs et en particulier du phosphore.
– Augmentation de la biomasse végétale du plan d’eau avec quand les conditions sont favorables (températures, éclairements), explosion de certaines espèces
particulières (fleurs d’eau), dont la prolifération rapide ne peut être contrôlée par les organismes prédateurs.
Au cours de ces phénomènes, une activité photosynthétique très forte provoquant des sursaturations anormales en oxygène, jusqu'à 200 % inversement la nuit, où la photosynthèse s’annule ; cette énorme biomasse utilise pour sa respiration l’oxygène du milieu. La teneur en oxygène dissous de celui-ci peut alors s’abaisser en dessous du seuil critique pour certaines espèces (Salmonidés : 5 mg/l).
Corrélativement, la photosynthèse utilise le CO2 du milieu, le pH peut augmenter à des valeurs élevées (9,2 à 9,3) : ces variations et ces valeurs élevées peuvent nuire à la vie, de plus, la toxicité de certains éléments comme l’ammonium augmente fortement avec le pH.
Lors de la dégradation microbienne de cette masse végétale ; il y a :
– Consommation d’oxygène du milieu, lors de la dégradation par les bactéries oxydantes, qui ne peut être compensé par l’aération naturelle et la photosynthèse, il a été mesuré des concentrations nulles l’été dans l’hypolimnion, d’où asphyxie du poisson.
– Productions possibles d’ammoniac, de nitrites, de H2S, toxiques pour les poissons (doses létales, NH3 : 0,5 mg/l et NO3 : 0,1 mg/l).